« Schlosser est une caméra-œil, la caméra-œil d’un peintre-cinéaste, et pas seulement un œil. Mais cette caméra-œil – et cet œil – sont, comme ceux d’un cinéaste, indissolublement liés aux
emplois du temps, aux emplois d’espaces d’une société » Alain Jouffroy (« Gérard Schlosser » par Alain Jouffroy, Édition Frédéric Loeb, 1993).
Gérard Schlosser aime son prochain et le fait savoir. Avec son appareil photo, il a soigneusement cadré, photographié, sélectionné, détail après détail, la matière de ses oeuvres.
A partir de cette investigation paisible, il réalise des tableaux où la précision technique de la peinture l’a fait parfois confondre, à tort, avec l’hyperréalisme.
Mais ce n’est pas le constat glacé de l’hyperréalisme qu’il nous offre. Gérard Schlosser saisit des moments de notre vie. Ces instants m’apparaissent davantage comme des moments
cinématographiques figés que comme des instantanés photographiques.
Claude Guibert