Avec les moyens de la peinture, Gérard Le Cloarec participe à l’invention de cet espace contemporain qui intègre les acquis de son époque : la photographie, le
cinématographe et la télévision. De l’émulsion du photographe aux pixels de la télévision, le peintre se joue de ces comp...osants pour mieux nous montrer que la peinture reste son médium privilégié. Curieusement, cette modernité s’est trouvée confrontée, après des années de peinture, à ce qui
pourrait être considéré comme une grande tradition : le portrait. Bien sûr, cette description serait trop réductrice pour révéler le projet de Gérard Le Cloarec. Quand il est question de
portrait, il faut entendre, sous cette figuration prétexte, l’investissement du tableau par la mémoire de ce nous évoquions au début : le peintre, habité par l’image photographique, l’image
animée, l’image électronique, nous propose un portrait mental de son modèle.
Il y a plus d'un siècle, Nadar témoignait avec la photographie sur les personnages de son époque: Franz Liszt, Charles Baudelaire, Hector Berlioz, Gioacchino Rossini, Sarah Bernhardt, Jacques
Offenbach, George Sand, Gérard de Nerval, Théodore de Banville, Jules Favre, Guy de Maupassant, Édouard Manet, Gustave Doré, Gustave Courbet...
De Giacometti à Bacon de César à Ray Charles ou de Martin Luther King à Mondrian, c’est une galerie de portraits à l’image de notre temps que Gérard Le Cloarec développe.
CG