Le blog du projet des conquérants de l'illusion: onze peintres rendent hommage à onze pionniers de l'image fixe et animée.
Le studio primitif, dont la scène est orientée sud-sud ouest (afin d'obtenir une bonne lumière de 11h a 15h), est un rectangle de 13m50 de long sur 6m60 de large, les dimensions du théâtre
Robert-Houdin, et 4m50 de haut surmonté d'un toit vitré à deux pentes ,de 30 vitres chacune, culminant à 6m20. Rapidement Méliès ne se satisfait pas des seuls trucs par substitution. Au printemps
1900 alors qu'il filme l'exposition universelle, il fait aménager la scène et y installe trappes, trapillons, mats a décors, tampons ascendants... La largeur de la prise de vue de 6m est portée a
7m en fabriquant une petite pièce dans le fond du studio pour reculer la caméra, mais se faisant les bords du cadres correspondaient avec les bords de la scène, rendant les entrées de personnages
plus difficiles. Méliès fit alors agrandir le studio au niveau de la scène en aménageant deux annexes vitrées de 3m30 sur 5m40 des deux côtés de la scène (passant à un maximum de 8m50 l'ouverture
de la scène). Cette nouvelle extension ouvrait de nouvelles possibilités, comme la formation de longs cortèges, le passage d'automobiles, de trains et autres moyens de transports... Il fit aussi
construire des ponts de fer pour faciliter les mouvements des machinistes au dessus de la scène. Un bâtiment à étage fut construit derrière la scène en remplacement de la petite loge, contenant
la loge des dames et celles de hommes ainsi que deux casiers à décors sur les côtés.
Méliès fut également le premier à équiper son studio d'un coûteux dispositif de lumière artificielle, composé d'une trentaine de lampe à arc (devant sur les cotés et au dessus de la scène puis
peu après de 10 lampes Cooper-Hewit (tube au mercure). Cette lumière ne suffisait pas à filmer de nuit mais utilisée avec la lumière solaire elle permettait de filmer même pendant les moment
sombres, de plus les lampes à arc avaient la fâcheuse tendance à produire des vacillations gênantes de la lumière."
(Extrait du travail de fin d'études d’ Antoine DUCLAUD-LACOSTE présenté en vue de l'obtention du titre de bachelier en cinématographie, année 2006-2007).
Photo : studio de Montreuil avant sa démolition.